Kassaman binnazilat ilmahiqat..." le plus noir des crimes est celui qui consiste à obscurcir la conscience politique et d’égarer tout un peuple" d'Emile ZOLA

Kassaman binnazilat ilmahiqat..." le plus noir des crimes est celui qui consiste à obscurcir la conscience politique et d’égarer tout un peuple" d'Emile ZOLA

Le nom de ce blog est sans doute évocateur de notre "nachid el watani" tant décrié par le passé parce que, associé au pouvoir Algérien illégitime. Après des décennies de disettes. Je voudrais faire de cet espace, un coin où tous mes compatriotes et autres amoureux de libertés, de démocratie, ou tout simplement d'histoire pourraient s'exprimer librement. En ce sens, nous vous souhaitons la bienvenue. En hommage à Nacer Hachiche, repose en paix et à bientôt ! Pour garder le contact avec notre chère patrie : http://www.alger-presse.com/index.php/presse-fr


L’économie, victime de la politique (source : libertédz)

Publié par The Algerian Speaker sur 31 Mars 2011, 14:50pm

Catégories : #Les chroniques de Mustapha Hammouche

Dans une journée parlementaire, des experts expliquaient, hier, à des députés que l’accord d’association avec l’Union européenne a été mal négocié.
D’autres experts et organisations patronales avaient, par le passé, dénoncé la surenchère exercée à l’époque en matière de démantèlement tarifaire.
Il suffit de rappeler que le gouvernement algérien avait procédé, avant même que l’accord ne soit conclu, à un plafonnement à 30% des tarifs douaniers sur les produits d’une Union européenne qui n’en demandait pas tant.
Le gouvernement soutenait alors que le temps du protectionnisme était révolu et qu’il fallait s’adapter à une économie désormais ouverte et concurrentielle. Au-delà du manque budgétaire à gagner, c’est le marché national qui semble avoir été livré à l’offre européenne comme une espèce de droit d’entrée politique dans les faveurs de l’Europe.
La tutelle des Affaires étrangères sur les négociations pour l’accord d’association avec l’UE indiquait déjà la nature diplomatique de l’enjeu. L’aisance financière, revenue à partir de 2000, autorisait cette espèce de paresse en matière de stratégie de développement. La croissance pouvait attendre puisque les prix des hydrocarbures, eux, croissaient. L’intégration “dans le concert des nations”, un des objectifs par lequel le nouveau régime se légitimait, valait bien un sacrifice dans les termes des échanges commerciaux.
Le 27 juillet 2008, alors qu’il était question de troisième mandat, le président Bouteflika reconnaissait qu’en matière de privatisation et d’investissement, “nous nous sommes trompés. Nous avons fait fausse route”. Mais pas seulement parce que les investisseurs étrangers, quand ils venaient, arrivaient bardés de tricheuses arrière-pensées.
Depuis, la loi de finances complémentaire pour 2009 a tenté de rectifier le tir. Mais c’est contre les entreprises algériennes qu’elle sévit d’abord, en leur compliquant les opérations d’approvisionnement et assurant à leurs fournisseurs le paiement anticipé de leur facture. Et, comme pour compenser auprès des partenaires arabes la largesse sélective qu’il avait témoignée aux Européens, le gouvernement fit, en mars 2010, une entrée remarquée, pour ne pas dire précipitée, dans la Zone arabe de libre-échange. Avec cet espace, les importations ont augmenté de 46% en une année, et les exportations ont diminué de 49%. Depuis, l’Algérie multiplie les “listes négatives” de produits pour limiter les dégâts.
Tous ces “efforts” n’ont pas contribué aux objectifs attachés de mise à niveau des entreprises locales et de maîtrise des prix à la consommation. Ni à faire avancer les négociations avec l’OMC.
Il serait tentant de conclure que l’erreur est dans le choix de l’intégration du pays dans une économie mondialisée. C’est plutôt l’impréparation qui a présidé à la négociation d’une insertion qu’on voulait finalement plus diplomatique qu’économique qui doit être à la base de ce fiasco commercial et financier.
De ce point de vue, le raidissement protectionniste en cours, que la manne pétrolière rend encore possible, ne peut que compromettre un peu plus l’objectif d’une économie de production. La pression de la demande sociale, croissante, travaille pour l’importation.
On aura subi, tout au cours de la décennie, une politique trop au service de la politique pour pouvoir être au service du développement.

M. H.
musthammouche@yahoo.fr

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents